Alors que la France vit une période de crise, des collégiens de 4ème racontent leur récit. En voici un parmi tant d’autres…
Jeudi 12 mars, première allocution par le président de la république. Des mesures strictes dont l’annonce de la fermeture de tous les établissements scolaires sur le territoire français pour lundi 16 mars.
Le lendemain, vendredi 14 mars, nous commencions à nous organiser pour nos sorties entre amis. Mauvaise idée…
Samedi 15 mars, des premiers symptômes du covid-19 (fièvre, toux, courbatures etc…) commençaient à m’inquiéter. J’ai donc appelé le numéro vert que le gouvernement a mis en place. Environ 30 minutes d’attente…Un interlocuteur disait de me confiner dans une salle et d’éviter tous contacts avec ma famille. À ce moment là, j’étais vraiment mal. Pendant que je restais donc dans ma chambre, en « quarantaine », ma famille s’était réunie pour faire un point sur la situation. On prit la décision de partir faire des courses car le fait que d’autres personnes se ruent vers les magasins nous fit peur de manquer de quelque chose. Ma famille m’a raconté ce qu’il s’est passé là bas. Des agents de sécurité partout. Des queues qui prenaient toute la longueur d’un centre commercial!
Dimanche 15 mars, les symptômes toujours aussi douloureux me firent passer la journée dans mon lit.
Lundi 16 mars, nouvelle allocution du président de la république. Cette fois, les sorties seront restreintes et donc adieux les sorties entres amis. Ensuite, plus de la moitié des commerces seront fermés et peut être que les transports seront aussi réservés aux travailleurs. Toutes ces décisions appliquées le mardi 18 mars, vers 12h. Cependant, ma fièvre a baissé, heureusement.
Mardi 18 mars, en raison des contraintes de sorties, nous avons dû imprimer ma mère et moi une fiche d’attestation de déplacement et cocher la case « déplacement pour motif de santé » pour aller voir un médecin. Compte rendu du médecin : une bronchite mais sans test, il n’exclut pas la possibilité du covid-19 même si il n’y a aucune chances que je l’ai. Quand nous sommes allés à la pharmacie, des agents de sécurité vérifiaient où on allait et arrivé à la pharmacie, des limites de rapprochements d’un mètre étaient par terre. Le peu de gens que j’ai vu dehors avaient tous un masque.
Un peu flippant…? Je ne sais pas vraiment. Ça semble normal visiblement.