Les mots du déconfinement, repérés dans l’actualité par A. à partir des journaux de BFM-TV.

A.
Les mots du déconfinement, repérés dans l’actualité par A. à partir des journaux de BFM-TV.

A.

Consigne :
« Ecris un article qui contiendra deux vraies nouvelles prises dans l’actualité, que tu auras entendues ou lues et une fake news que tu auras inventée. Donne assez de détails sur les trois nouvelles pour qu’il soit vraiment difficile de deviner laquelle est la fake news, et nous défierons nos lecteurs. »
Méthodologie :
Solution :
L’histoire inventée est celle du taxi, les deux vraies histoires étaient les moutons sur le parking du Mac Donald et la dame âgée qui se fait livrer des bières.
Résultats :
236 personnes ont répondu au questionnaire, 40% d’entre elle n’ont pas trouvé la fake news.


Les deux premiers jours, 200 personnes ont répondu au questionnaire, principalement en France mais aussi au Japon !
Conseils pour débusquer une fake news :
Vérifier les sources : Quand une information sur les réseaux sociaux parait douteuse, il faut la vérifier sur des sites d’information connus où il y a des faits objectifs et vérifiés.
Vérifier les photos et les dates : Il faut vérifier l’origine des photos, elles peuvent être retouchées ou utilisées hors contexte. Vérifier aussi les incohérences dans la chronologie ou des dates erronées.
Attention aux titres : Les titres des fake news sont souvent des titres accrocheurs, ils peuvent être écrits en majuscule ou avec des points d’exclamation, prudence donc quand le titre est racoleur.
S’assurer que ce n’est pas une blague : Certains sites parodiques détournent des informations pour en faire des blagues. Une fois l’article partagé sur les réseaux sociaux, les lecteurs ne regardent plus l’origine de l’article et pensent lire une vraie information.
Ce que cela m’a appris :
Merci à tout ceux qui ont répondu et qui ont partagé le questionnaire.
Les 3 histoires vont être utilisées par une orthophoniste afin qu’elle puisse travailler avec des patients collégiens dysorthographiques.
I.
C. a relevé un défi presse : l’actu du mercredi 6 mai 2020 sous la forme d’un nuage de mots.
Réalisé à partir du discours du Premier Ministre, sur Cnews et TF1 :

C.
Nous allons vous présenter dans cet article 3 histoires qui se sont déroulées pendant le confinement. Seulement 2 histoires sont vraies et une a été inventée. A vous de la trouver ! Attention au piège ! Bonne chance…
Cliquez sur le lien du google form ci-dessous pour découvrir les trois histoires et donner votre avis 🤨👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇
https://forms.gle/vRBKo8od9qFwhdpN8
I.
Poème
Le confinement c’est de l’isolement
Je ne vois que mes parents
C’est vraiment déprimant
Les supermarchés sont ouverts
Ça tombe bien j’ai plus d’haricot vert
Je vais récupérer mon blazer
Il me reste plus que mon attestation
Que je remplis avec précision
Pour ne pas risquer une sanction
Il n’y a personne dehors
Tout le monde pleur sur son sort
Tandis qu’il y a des morts
J’arrive au magasin
Il n’y a plus de sarrasin
Alors que j’en avais besoin
Arriver à la caisse
Je vois une vitre en plexiglass
Tandis que je donne ma glace
Les gestes barrières parfois nous exaspèrent
Les masques nous rendent la peau toute flasque
Alors que les gants nous donnent des allures de paravent
Ce soir il y a Macron
Qui va nous donner des informations
Sur la chaine Nickelodéon
En attendant
Je joue à Tentlan
Et regarde Homeland
Le président nous a annoncé que le confinement était bientôt levé
Nous allons enfin pouvoir nous retrouver
Si vous voulez le lire avec une musique :
C.
J’ai passé mes vacances confinées à faire mess devoirs. Puis, j’ai fait du sport pour rester en forme : par exemple, je fais du gainage, du vélo d’appartement, des squats… Pour ceux qui veulent faire un footing, il faut avoir une attestation ! Mais moi, je ne sors pas…
Après, je regardais des vidéos sur internet, puis je lisais un livre qui s’appelle « N’écoute que moi ». Ensuite, souvent, je faisais des gacha life (ce sont des mini animations que je faisais pour mes proches ou pour moi – voir l’exemple en-dessous de l’article !)
Et avant d’aller manger le soir, j’apprends à faire du piano et à lire des partitions de musique. En ce moment, j’apprends la musique d’Harry Potter !
C.

Sur l’air de la chanson : « Les Champs Elysées » de Joe Dassin.
DANS LES RUES D’ARCUEIL.
J'm baladais sur l'Avenue L'Av'nue du Docteur Durand J'avais envie de me promener Plus longtemps qu'une heure
Sur une avenue L'av'nue Laplace Pendant que je faisais des courses Il y avait beaucoup de gens Qui portaient des masques
Dans les rues d'Arcueil Dans les rues d'Arcueil Dans les rues, je marche seul Tout est désert, y a plus personne A part quelques joggers qui courent tout'la matinée
Dans les rues d’Arcueil Je suis allé chez l'fromager Il y avait déjà quelqu'un Je devais donc rester dehors Le temps qu'il finisse Dans les rues d'Arcueil Dans les rues d'Arcueil Dans les rues, je marche seul Tout est désert, y a plus personne A part quelques joggers qui courent tout'la matinée Y.

Nous sommes le vendredi 17 avril, il fait maintenant nuit et le temps et calme…
Contrairement à cet après midi, car nous avons le droit de prendre l’air de 7h00 jusqu’à 15h00.
Au moment où j’écris, j’entends les voiture de police passer mais je commence à m’habituer…
A bientôt !
Bonjour à tous, j’ai décidé de laisser la parole à C., amie de la famille et personnel administratif à l’hôpital Bicêtre.
1) Pouvez-vous nous présenter votre service et en quoi consiste votre travail ?
C. : Je suis assistante médico-administrative dans le service réanimation médicale adulte de l’hôpital Bicêtre. Le service compte 15 lits de réanimation et 10 lits de surveillance continue médicale. La réanimation accueille des personnes qui ont une ou plusieurs défaillances d’organes vitaux ou qui ont besoin d’une assistance respiratoire. L’unité de surveillance continue médicale accueille des patients qui sont déjà hospitalisés dans l’hôpital mais dont l’état s’aggrave : il faut donc les surveiller de près pour suivre l’évolution de leur maladie.
Mon travail consiste en grande partie en du secrétariat médical : comptes-rendus d’hospitalisation, tenue et suivi du dossier médical des patients et autres tâches administratives pour le service (accueil téléphonique, courrier, planning, commandes…)
2) Qu’est-ce qui a changé avec le COVID-19 ?
C. : Le premier changement dans notre service avec la crise sanitaire a été de transformer les 10 lits de surveillance continue en des lits de réanimation : il a donc fallu augmenter le nombre de médecins et personnels soignants pour s’occuper des patients graves.
Ensuite, des procédures de protection très strictes ont été mises en place et en ce qui me concerne : port du masque en permanence, interdiction au personnel administratif d’entrer dans les secteurs d’hospitalisation, lavage des mains très fréquent avec solution hydro-alcoolique, désinfection des poignées de portes, claviers d’ordinateur et souris avec des lingettes désinfectantes. Les visites des familles ont aussi été interdites pour protéger les patients et le personnel médical et paramédical.
3) Continuez-vous à travailler ? Dans quelles conditions ?
C. : Oui, je continue à travailler mais pour éviter d’être plusieurs au secrétariat, nous avons opté pour alterner le travail physique (sur place) et le télétravail.
Quand ma collègue est en télétravail, je suis au bureau et inversement, un jour sur deux.
Nous devons porter notre blouse et notre masque en permanence, le nombre de personnes en salle de réunion et salle de repos est limité et lorsque l’on prend nos repas, on doit respecter 1 mètre de distance entre les uns et les autres pour éviter une contamination éventuelle du personnel.
Nous manquons de matériel ou bien nous devons les économiser, comme par exemple : les masques, les sur-blouses qui protègent des projections, les charlottes qui protègent les cheveux.
4) Comment se sentent les personnels soignants ?
C. : Les médecins et le personnel soignant sont très fatigués, ils reviennent parfois travailler sur leurs jours de repos pour renforcer les équipes.
Ils ont peur de tomber malade mais savent qu’avec les protections à leur disposition, cela ne devrait pas arriver. Ils ont aussi peur de ramener le virus à la maison donc ils se douchent avant de partir et se changent entièrement pour leur retour à la maison.
Mais, ils sont surtout tristes pour les patients qui sont très faibles, pour les familles qui ne peuvent pas accompagner les malades et malheureusement pour les personnes qu’ils ne peuvent pas soigner.
5) Avez-vous développé ou lancé des initiatives au sein du service pour faire face et garder le moral ?
C. : Heureusement ! Beaucoup d’initiatives sont venues de l’extérieur : des dons de nourriture de la part des restaurateurs, des dons de crèmes pour les mains qui sont abîmées par les solutions hydro-alcooliques, etc…
De notre côté, la psychologue du service a augmenté son temps de présence dans le service, aussi bien pour le personnel que pour les familles des patients, elle les appelle tous les jours pour donner des nouvelles.
Nous avons également demandé aux enfants du personnel ou de leur entourage s’ils voulaient faire des dessins ou des textes pour soutenir les soignants et les dessins sont affichés dans la salle de repos pour égayer le quotidien pas toujours rose.
Le service douleur propose également des massages aux soignants pour les soulager des tensions physiques.
6) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs pour lutter efficacement contre le COVID-19 ?
C. : La distanciation sociale reste le principal moyen de lutte contre le Covid-19, restez chez vous et limitez vos sorties même pour les courses, ne sortez pas tous les jours. Les gestes barrières sont très importants, on n’oublie donc pas de se laver régulièrement les mains au savon ou au gel hydro-alcoolique !
Si vous sortez, gardez bien 1 m de distance avec les autres personnes lorsque vous les croisez ou dans les files d’attente.
Si vous possédez un masque, même en tissu, utilisez-le lors des sorties ou si vous êtes susceptible de rencontrer des gens.
Attention ! Les gants ne servent à rien à part propager le virus mais aussi les microbes et bactéries d’un endroit à un autre.
7) Avec votre expérience et connaissance du milieu hospitalier, souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
C. : Il faut vraiment respecter le confinement pour que le nombre de contaminés diminue et ainsi éviter que les hôpitaux soient saturés.
Lorsque le déconfinement aura lieu, il faudra également bien respecter les règles et éviter les contacts trop rapprochés avec les autres, même avec les camarades de classe et ceci pour éviter une 2ème vague du virus. Si tout le monde fait attention, tout ira mieux plus rapidement.
Pour plus d’informations, vous trouverez ci-dessous le lien vers l’interview de notre chef de service, cadre et psychologue du service sur BFMTV :
Merci beaucoup C. pour cette interview très complète et un grand MERCI à tous les personnels de l’hôpital !

Interview menée par I.
Une de nos journalistes de 4ème a interviewé par téléphone Valentin Fluteau, fondateur de Make U Learn, qui crée des modules de Digital Learning (contenus en ligne pour assurer la formation continue) à destination des entreprises.
Je me présente, je m’appelle M., je suis en 4ème et ma prof de français a dû vous parler de moi. Je vais vous interviewer.
Ok.
Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre activité ?
Mon activité consiste à produire des vidéos pédagogiques de 3 ou 4 minutes pour des entreprises, pour la formation de ses employés.
Votre entreprise est-elle passée au télétravail ?
Oui, mais on garde bien sûr le contact pour notre travail.
Qu’est-ce qui a changé pour vous avec le confinement ?
Beaucoup de choses dans l’organisation. La plupart de mes clients et de mes collaborateurs font maintenant du télétravail. Il faut faire tous les rendez-vous à distance. Certains projets sont annulés… Tout le monde vit dans une incertitude totale.
Avez-vous mis en place des mesures de sécurité par rapport au virus ?
Oui, le télétravail.
Que feriez-vous si un de vos employés était contaminé ?
Je lui demanderai de rester chez lui et de prendre un arrêt maladie pour bien se reposer. Et on s’est organisés pour pouvoir redispatche le travail de chacun en cas d’absence.
Dans ces temps-ci, avez-vous plus ou moins de clients ?
C’est compliqué : parmi les projets habituels, certains sont annulés, mais le confinement nous en donne d’autres.
Ce virus vous effraie-t-il, vous et vos employés ?
Moi, non. On maintient des règles sanitaires pour éviter d’être contaminés.
Que pensez-vous de la période de confinement ?
Je la subis, plus que j’en pense quelque chose.
Quelle serait votre réaction si vous appreniez que vous êtes porteur du virus ?
J’en informerais tout le monde, équipe et clients. Je me confinerais totalement chez moi et je me reposerais beaucoup.
Merci beaucoup !
M.