Poème d’un confiné

Je suis sortie, enfin !
Criait la plante de mes pieds
Qui était restée confinée 
Comme on lui avait ordonné
Sans riposter, elle a cédé.

J’ai retrouvé ce sentiment
D’être libre de mes mouvements
D’être un peu seule, en ce moment
Ça fait du bien, de temps en temps.

Mes oreilles voulaient écouter
Mes lèvres dire tout ce qu’elles pensaient
Mes deux yeux, eux, regarder
 Et mes pieds, partout, d’aller.

Tout cela m’avait manqué
De voir de nouveaux visages
Autres que ceux de mon entourage
Mais malgré ça, je reste sage

Les 15 minutes ordonnées
Sont passées, je dois rentrer.
De retour à la maison
Je me languis de ces quatre murs
Ils ne me manqueront pas, c’est sûr

mais le 11mai, nous attendons
avec impatience, mais appréhension.
Je sais que c’est pour ma sécurité
Rester chez moi, toute la journée

Tant que je suis en bonne santé
Pas comme d’autres, pour qui c’est dur,
de garder espoir en la vie
Mais ils se le sont promis
Ils y tiennent, et nous aussi.
Donc même si c’est parfois tentant,
N’abusez pas des promenades
Respectez le confinement
Et ayez foi pour les malades
A 20h, en applaudissant
Tous les dolents, tous les soignants.

L.

Le début de la fin ?

Prendre l’air

Avec ma mère devait aller voir le médecin et je l’ai accompagnée. Je n’étais pas sortie depuis le début du confinement et cela m’a fait vraiment bizarre de sortir, mais d’un autre côté ça m’a fait du bien car à force de toujours rester enfermée chez moi je commençais à devenir un légume : à dormir toute la plus grande partie du temps, à rester devant les écrans et à faire  mes devoirs.

Et prendre l’air, revoir ce qui se passe à l’extérieur, croiser d’autres gens à part ma famille fait vraiment du bien. 

Et après le 11 mai ?

Moi la première chose que je ferais le 11 mai, ça serait d’aller chez le coiffeur si possible. Puis de reprendre mes activités sportives, de retrouver mes potes et ma famille. De continuer à travailler… en gros reprendre une vie normale.

A et C

Déconfinement ?

Samedi dernier, ma famille et moi avons vu un film qui s’appelle « Indiana Jones ». Nous avons regardé l’épisode 4 en mangeant des pizzas. J’avais déjà regardé les 3 premiers épisodes de cette série. J’ai bien aimé ce dernier film d’aventure car il y avait beaucoup de suspense. Ce soir là, je me suis couché assez tard.

Le lendemain, je me suis baladé dans les rues d’Arcueil avec ma famille. Quand je suis rentré, j’étais crevé car j’ai perdu l’habitude de marcher. Je n’ai pas aimé cette balade car je suis plutôt casanier.

Le déconfinement n’aura pas lieu, à Arcueil, d’après mon point de vue, le 11 mai. On ne va pas retourner le 11 au collège car l’Île-de-France a été et est toujours beaucoup touchée par le coronavirus. Je pense donc que l’on ne va pas rentrer au collège en premier par rapport aux autres régions mais plutôt en dernier. De plus, Édouard Philippe, le 1er ministre, a déclaré que les 4èmes et les 5èmes rentreront en cours le 25 mai*. J’espère que l’on va y rentrer le plus tard possible car je préfère travailler à la maison car je n’aime pas sortir trop souvent.

Y.

*Le changement de plan concerne les classes de 5ème : pour les quatrièmes, pas encore de date, pas encore d’informations solides.

Un samedi matin aux urgences

Cabrel chantait « Un samedi soir sur la Terre », et moi j’ai vécu « Un samedi matin aux urgences » !

Ce samedi 25 avril, en me levant, je fais ce qu’on appelle un malaise vagal et je tombe dans les pommes. Je reviens à moi très rapidement mais j’avais oublié ce qui c’était passé. Mes parents, inquiets, décident de m’emmener aux urgences pédiatriques de l’hôpital Bicêtre pour être sûrs que ce n’était rien de grave.

Et là, c’est le choc ! C’est ma première sortie depuis le 13 mars et il n’y a personne dans les rues : pas une voiture, pas un chat, pas un bruit ! Ah, si nous croisons une joggeuse solitaire près du commissariat. Quand nous arrivons à l’hôpital à 8h, tout est calme : la salle d’attente est vide et nous passons tout de suite. J’ai affaire à 3 personnes : une personne à l’accueil, une infirmière puis le médecin. Aucune consigne particulière pour les patients mais les soignants, eux, ressemblent à des cosmonautes : on voit seulement leurs yeux !

L’infirmière prend mes constantes (tension, température, glycémie…) et me dit d’attendre le médecin qui ne tarde pas à arriver. Après un examen clinique complet, elle confirme le malaise vagal. « C’est quand ton corps dit STOP ! » m’explique-t-elle. En gros, il réagit à une fatigue, à une émotion ou à une sensation d’oppression, d’enfermement comme on peut ressentir dans les transports en commun.

Finalement, ce n’est pas grave et c’est assez fréquent chez les jeunes filles de mon âge. Je saurai comment réagir la prochaine fois. Là, il me faut juste du repos.

Ceci dit, il y a un point positif dans tout ça : cela nous aura pris à peine une heure alors qu’on y aurait passé la matinée en temps « normal ». Donc malgré le confinement et la drôle de période que nous vivons, il ne faut pas hésiter à se rendre aux urgences et à se faire soigner si besoin. C’est un droit.

Bonne semaine à tous !

I.

Masques et attestations

Avec ma famille nous avons décidé de faire les courses la semaine dernière : les masques et les gants en plastique étaient de sorties. J’avais un peu de mal à respirer avec le masque mais c’était pour notre bien. C’est vraiment compliqué aussi de sortir dehors avec des gants plastiqués, t’as l’impression que t’es encombré (même si j’avoue que c’est le cas).

Quand j’étais sortie dehors, il n’y avait personne du moins très peu de monde. Tous les autres magasins étaient fermés, je pensais vraiment pas… Enfin je le savais, mais de voir ça de si près m’a assez choquée.

Maintenant, dès que tu sors, tu trouveras au sol des sortes de scotch qui définiront quel espace tu ne dois pas dépasser. Par exemple, quand j’étais sortie dehors et que j’étais vers les magasins, il y avait la queue et il y avait du scotch qui nous indiquait qu’on pouvait pas dépasser 1 mètre devant la personne qui se trouvait derrière nous. C’est de la folie hein ? Et pourtant c’est bien réel.

La plupart des rayons étaient vraiment dévalisés. Normalement, je voyais ça à la télé ou bien sur mon téléphone, mais quand je me trouvais devant les rayons, j’étais bouché bée… Enfin, comme d’habitude. On aussi dû sortir des attestations, j’étais même pas au courant qu’on avait besoin de ça mais oui oui, il faut toujours sortir avec une attestation pour avoir moins de risque de se faire interpeller par la police.

Ce qui m’a surtout attristé c’est le fait que mes amis me manquent, le soleil aussi, le bon temps… Maintenant même des stars sont contaminées donc prenez tout cela au sérieux. C’est fou parce que même dans les hôpitaux c’est dangereux d’y rester à cause des patients qui peuvent être contaminés par le virus. Il faut prendre vos précautions et ne pas toucher ce que vous voyez dehors. J’ai aussi appris le décès de Julie, une fille qui avait 16 ans, elle commençait à tousser et par la suite ça devenait grave. Au début, elle n’a peut-être pas pris ça au sérieux, pour elle c’était peut-être juste une toux normale de la vie de tous les jours. Alors sortez avec vos attestations et ne touchez pas tout et n’importe quoi. 

Restez en sécurité. 

A.

Théâtre : un policier et un passant se croisent dans une rue vide en plein confinement

POLICIER : Bonjour Monsieur, je pourrais savoir ce que vous faites?

LE PASSANT : Je vais faire mes courses et promener mon hamster.

POLICIER: Mais enfin on ne promène pas un hamster.

LE PASSANT: Et bien moi si!

POLICIER: Quand bien même on promènerait les hamsters, je ne vois pas pour quelle raison vous emportez trois énormes sacs en course!

LE PASSANT :Euuuuh ça?

Il cache un peu ses sacs derrière son dos. Et bien c’est juste pour mes provisions!

POLICIER : Oui ça! Monsieur si vous voulez bien me dire…

LE PASSANT :C’est parce que je…euh et vous…au et puis hein! Je peux bien faire des réserves pour le confinement.

POLICIER : Combien êtes-vous à la maison?

LE PASSANT : Je suis tout seul.

POLICIER : Mais enfin, Monsieur, vous avez pris assez à manger pour deux mois ! Et vous pensez à toutes les autres personnes qui voudront faire leurs courses et il n’y aura plus rien par votre faute ?

LE PASSANT : Oh, et bien les gens n’avaient qu’à faire leurs courses avant moi et j’ai bien le droit de prendre ce qu’il me plaît.Il avance d’un pas vers le policier.

POLICIER  : Du calme, Monsieur, du calme !

LE PASSANT : Et puis j’aime bien avoir de tout et en grande quantité… 

POLICIER : Monsieur, ne nous énervons pas mais pensez que si tout le monde faisait comme vous, il n’y aurait pour rien dans les magasins.

LE PASSANT : Oh et bien je suis le seul à faire ça, et de toute manière,je fais ce que je veux. 

POLICIER, il sort son gel hydroalcoolique et s’en verse sur les mains : Monsieur, n’avancez plus, nous devons garder au moins un mètre de distance.

LE PASSANT: Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne suis pas de santé fragile, je ne l’attraperai pas . 

POLICIER : Mais moi j’ai peur de l’attraper ce virus ! 

LE PASSANT: Ah je n’y avais pas pensé, vous n’avez qu’à vous protéger, moi je porte un masque et j’en change toutes les heures. 

POLICIER : Monsieur, dois-je vous rappeler qu’on manque cruellement de masque et que même les hôpitaux n’ont pas été livrés ?

LE PASSANT : Ils n’avaient qu’à en commander suffisamment tôt!

POLICIER: AAAAH, Monsieur, retenez votre hamster,il s’approche dangereusement de moi, il est peut être porteur du virus !

LE PASSANT: Oh, de toute manière vous m’énervez,  je m’en vais, au revoir. 

POLICIER: Oui c’est ça, au revoir Monsieur.

Il se remet du gel hydroalcoolique sur les mains.

Prolongement du confinement

Aujourd’hui, j’ai pique-niqué avec ma famille en forêt…poisson d’avril !!

Non, en fait aujourd’hui, je suis sorti pour la 2ème fois pour prendre l’air depuis que nous sommes confinés. Je suis sorti avec ma mère me promener dans notre quartier. Il n’y avait pas grand monde. L’autre soir, j’ai vu un film d’animation avec toute ma famille et nous avons dîné devant la télévision. Je me suis couché aux environs de 23 heures pour me lever le lendemain à 11 heures. C’était la nuit du décalage horaire, mais finalement, je n’ai rien ressenti de particulier.

Les gens, tous les jours à 20 heures, applaudissent depuis leurs balcons pour soutenir les médecins et le personnel de santé. Moi aussi, j’applaudis avec joie. Dans mon quartier, je trouve qu’il n’y a pas assez de gens qui participent à ces encouragements. Je trouve ça choquant. 

Depuis le confinement, j’ai eu enfin du temps pour lire. J’ai déjà lu « qui ment ? », de Karen M. McManus. Ce livre est un roman policier d’aventure que j’ai trouvé captivant et intriguant. Actuellement, je lis « Le mystère de la chambre Jaune » de Gaston Leroux. Ce roman policier est aussi bien que le précédent. Je vous les conseille tous les deux car ils sont extra.

Après une semaine de confinement

Mon ressenti

Le confinement c’est ennuyant. Nous ne pouvons rien faire à par faire les devoirs, lire et jouer aux jeux vidéo. On ne peut même plus sortir. J’aurais préféré être en cours. Nous ne pouvons même plus voir nos amis. Je passe mes journées à lire, à faire les devoirs, jouer un petit peu et regarder la télé puis dormir. Les journées se répètent encore et encore. Quelquefois on m’autorise à sortir, pour faire un peu de trottinette par exemple mais c’est rare. Je me sens enfermé. Combien de temps ça va durer ?

Mes envies

J’aimerais bien pouvoir voir mes amis et aussi sortir plus et surtout que plus personne ne tombe malade et que le coronavirus disparaisse.

Mes idées pour occuper mes prochaines journées

Pour m’occuper je vais faire le grand ménage dans ma chambre, faire du tri. Je vais regarder des séries à la télévision, et je vais faire du sport chez moi…

(Propos recueillis d’un élève de 5ème)

Ma journée quotidienne

Nous sommes samedi 21 Mars, ça fait depuis mardi que nous sommes en confinement.

La plupart de mes journées, je me réveille vers 11h pour bien dormir et pour être en forme,
Dès mon réveil, je vais sur pronote pour voir les devoirs. Je passe beaucoup de temps à faire mes devoirs. Par exemple, hier, j’y ai passé 6h30 environ. J’aime pas trop l’école à la maison car j’ai pas l’habitude de faire beaucoup mes devoirs mais là il y’en a dix fois plus, du coup c’est très dur de suivre. J’essaye au maximum pour avoir une meilleure moyenne que le dernier trimestre.

A part mes devoirs je sors aussi car j’ai un stade de foot en face de chez moi, donc je sort pour jouer au foot ou faire des footings, des petits entraînements… 
Chez moi je suis beaucoup sur mon téléphone et sur la play. Je joue deux fois plus qu’avant mais je vais m’en lasser très vite comme d’habitude.

En début de semaine je regardais la saison 6 d’une série sur netflix : The 100. Maintenant j’ai recommencé à regarder The Wire car je m’ennuie et ça dure un peu longtemps.
J’espère que le confinement va s’arrêter et que le coronavirus se calmera pour enfin aller au collège, au foot, sortir avec mes amis… et que les match de foot recommencent car je m’ennuie.

Covid-19 : quand le quotidien est bouleversé

Alors que la France vit une période de crise, des collégiens de 4ème racontent leur récit. En voici un parmi tant d’autres…
Jeudi 12 mars, première allocution par le président de la république. Des mesures strictes dont l’annonce de la fermeture de tous les établissements scolaires sur le territoire français pour lundi 16 mars.

Le lendemain, vendredi 14 mars, nous commencions à nous organiser pour nos sorties entre amis. Mauvaise idée…

Samedi 15 mars, des premiers symptômes du covid-19 (fièvre, toux, courbatures etc…) commençaient à m’inquiéter. J’ai donc appelé le numéro vert que le gouvernement a mis en place. Environ 30 minutes d’attente…Un interlocuteur disait de me confiner dans une salle et d’éviter tous contacts avec ma famille. À ce moment là, j’étais vraiment mal. Pendant que je restais donc dans ma chambre, en « quarantaine », ma famille s’était réunie pour faire un point sur la situation. On prit la décision de partir faire des courses car le fait que d’autres personnes se ruent vers les magasins nous fit peur de manquer de quelque chose. Ma famille m’a raconté ce qu’il s’est passé là bas. Des agents de sécurité partout. Des queues qui prenaient toute la longueur d’un centre commercial!

Dimanche 15 mars, les symptômes toujours aussi douloureux me firent passer la journée dans mon lit.

Lundi 16 mars, nouvelle allocution du président de la république. Cette fois, les sorties seront restreintes et donc adieux les sorties entres amis. Ensuite, plus de la moitié des commerces seront fermés et peut être que les transports seront aussi réservés aux travailleurs. Toutes ces décisions appliquées le mardi 18 mars, vers 12h. Cependant, ma fièvre a baissé, heureusement.

Mardi 18 mars, en raison des contraintes de sorties, nous avons dû imprimer ma mère et moi une fiche d’attestation de déplacement et cocher la case « déplacement pour motif de santé » pour aller voir un médecin. Compte rendu du médecin : une bronchite mais sans test, il n’exclut pas la possibilité du covid-19 même si il n’y a aucune chances que je l’ai. Quand nous sommes allés à la pharmacie, des agents de sécurité vérifiaient où on allait et arrivé à la pharmacie, des limites de rapprochements d’un mètre étaient par terre. Le peu de gens que j’ai vu dehors avaient tous un masque.

Un peu flippant…? Je ne sais pas vraiment. Ça semble normal visiblement.

Photo d’une file d’attente pour entrer dans un magasin à Arcueil. Source : facebook, « tu sais que tu viens d’Arcueil quand… »