Un mois de plus…

Le lundi 13 avril, le président de la république a pris la parole pour annoncer le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai. Je n’étais pas surprise qu’il annonce cela, car pour moi c’était une évidence. Il a donc annoncé que les écoles rouvriront mais que en revanche les restaurants resteront fermés.

Personnellement j’ai hâte de retourner au collège pour retrouver mes amis mais aussi car je n’aime pas du tout le concept de travailler à distance, je trouve ça plus dur. En revanche, je me demande si la reprise des cours au collège se passera normalement ou différemment, car il ne faudrait pas que tous les élèves restent collés entre eux, au risque d’une nouvelle propagation du virus. Pleins de questions me viennent en tête pour le retour au collège.

S.

« Si tout le monde fait attention, tout ira mieux plus rapidement »

Bonjour à tous, j’ai décidé de laisser la parole à C., amie de la famille et personnel administratif à l’hôpital Bicêtre.

1) Pouvez-vous nous présenter votre service et en quoi consiste votre travail ?

C. : Je suis assistante médico-administrative dans le service réanimation médicale adulte de l’hôpital Bicêtre. Le service compte 15 lits de réanimation et 10 lits de surveillance continue médicale. La réanimation accueille des personnes qui ont une ou plusieurs défaillances d’organes vitaux ou qui ont besoin d’une assistance respiratoire. L’unité de surveillance continue médicale accueille des patients qui sont déjà hospitalisés dans l’hôpital mais dont l’état s’aggrave : il faut donc les surveiller de près pour suivre l’évolution de leur maladie.

Mon travail consiste en grande partie en du secrétariat médical : comptes-rendus d’hospitalisation, tenue et suivi du dossier médical des patients et autres tâches administratives pour le service (accueil téléphonique, courrier, planning, commandes…)

2) Qu’est-ce qui a changé avec le COVID-19 ?

C. : Le premier changement dans notre service avec la crise sanitaire a été de transformer les 10 lits de surveillance continue en des lits de réanimation : il a donc fallu augmenter le nombre de médecins et personnels soignants pour s’occuper des patients graves.

Ensuite, des procédures de protection très strictes ont été mises en place et en ce qui me concerne : port du masque en permanence, interdiction au personnel administratif d’entrer dans les secteurs d’hospitalisation, lavage des mains très fréquent avec solution hydro-alcoolique, désinfection des poignées de portes, claviers d’ordinateur et souris avec des lingettes désinfectantes. Les visites des familles ont aussi été interdites pour protéger les patients et le personnel médical et paramédical.

3) Continuez-vous à travailler ? Dans quelles conditions ?

C. : Oui, je continue à travailler mais pour éviter d’être plusieurs au secrétariat, nous avons opté pour alterner le travail physique (sur place) et le télétravail.

Quand ma collègue est en télétravail, je suis au bureau et inversement, un jour sur deux.

Nous devons porter notre blouse et notre masque en permanence, le nombre de personnes en salle de réunion et salle de repos est limité et lorsque l’on prend nos repas, on doit respecter 1 mètre de distance entre les uns et les autres pour éviter une contamination éventuelle du personnel.

Nous manquons de matériel ou bien nous devons les économiser, comme par exemple : les masques, les sur-blouses qui protègent des projections, les charlottes qui protègent les cheveux.

4) Comment se sentent les personnels soignants ?

C. : Les médecins et le personnel soignant sont très fatigués, ils reviennent parfois travailler sur leurs jours de repos pour renforcer les équipes.

Ils ont peur de tomber malade mais savent qu’avec les protections à leur disposition, cela ne devrait pas arriver. Ils ont aussi peur de ramener le virus à la maison donc ils se douchent avant de partir et se changent entièrement pour leur retour à la maison.

Mais, ils sont surtout tristes pour les patients qui sont très faibles, pour les familles qui ne peuvent pas accompagner les malades et malheureusement pour les personnes qu’ils ne peuvent pas soigner.

5) Avez-vous développé ou lancé des initiatives au sein du service pour faire face et garder le moral ?

C. : Heureusement ! Beaucoup d’initiatives sont venues de l’extérieur : des dons de nourriture de la part des restaurateurs, des dons de crèmes pour les mains qui sont abîmées par les solutions hydro-alcooliques, etc…

De notre côté, la psychologue du service a augmenté son temps de présence dans le service, aussi bien pour le personnel que pour les familles des patients, elle les appelle tous les jours pour donner des nouvelles.

Nous avons également demandé aux enfants du personnel ou de leur entourage s’ils voulaient faire des dessins ou des textes pour soutenir les soignants et les dessins sont affichés dans la salle de repos pour égayer le quotidien pas toujours rose.

Le service douleur propose également des massages aux soignants pour les soulager des tensions physiques.

6) Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs pour lutter efficacement contre le COVID-19 ?

C. : La distanciation sociale reste le principal moyen de lutte contre le Covid-19, restez chez vous et limitez vos sorties même pour les courses, ne sortez pas tous les jours. Les gestes barrières sont très importants, on n’oublie donc pas de se laver régulièrement les mains au savon ou au gel hydro-alcoolique !

Si vous sortez, gardez bien 1 m de distance avec les autres personnes lorsque vous les croisez ou dans les files d’attente.

Si vous possédez un masque, même en tissu, utilisez-le lors des sorties ou si vous êtes susceptible de rencontrer des gens.

Attention ! Les gants ne servent à rien à part propager le virus mais aussi les microbes et bactéries d’un endroit à un autre.

7) Avec votre expérience et connaissance du milieu hospitalier, souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

C. : Il faut vraiment respecter le confinement pour que le nombre de contaminés diminue et ainsi éviter que les hôpitaux soient saturés.

Lorsque le déconfinement aura lieu, il faudra également bien respecter les règles et éviter les contacts trop rapprochés avec les autres, même avec les camarades de classe et ceci pour éviter une 2ème vague du virus. Si tout le monde fait attention, tout ira mieux plus rapidement.

Pour plus d’informations, vous trouverez ci-dessous le lien vers l’interview de notre chef de service, cadre et psychologue du service sur BFMTV :

https://wetransfer.com/downloads/6e5bf801cb62639392ec4cc43b960a9f20200406095600/afef03c2330f1eb9eb2435451f01e64320200406095650/dac49f

Merci beaucoup C. pour cette interview très complète et un grand MERCI à tous les personnels de l’hôpital !

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Interview menée par I.

Comment occuper son deuxième mois de confinement

Durant le confinement il est normal de parfois s’ennuyer et pour cela nous avons contacté plusieurs élèves et étudiants par mail pour pouvoir nous aider à faire la liste des choses que l’on peut faire durant le confinement,et voici cette liste :
– Discuter avec ses ami(e)s

– Regarder des séries ( L’application « Netflix » a été recommandée et sur celle-ci plusieurs séries sont disponibles comme : Gossip Girl, Pretty Little Liars, You, Dynastie, Good Girls, On My Block, Elite, Mortel et Stranger Things )

– Lire ( Il y a la possibilité de lire sur des livres,sur une liseuse et également sur une application du nom de « Wattpad » sur laquelle des histoires sont écrites par des personnes comme vous et moi )

– Écrire ( Une possibilité sur Wattpad )

– « Traîner » sur les réseaux sociaux ( Comme Twitter,Snapchat, Instagram,YouTube et Wattpad )

– Ranger sa maison/sa chambre

– Faire ses devoirs

– Écouter de la musique

– Regarder la télévision
Voilà la liste des choses que vous pourriez faire durant le confinement.
Mais il y a surtout deux choses que vous devez faire durant cette période : prendre soin de vous et de vos proches.C’est très important de pendre des nouvelles de vos proches pour être sûr qu’ils vont biens.
En conclusion s’occuper pendant le confinement n’est pas difficile, rester concentré non plus alors encore une fois mes chers lecteurs prenez soin de vous et de vos proches.

Nous surmonterons cette dure période ensemble.

Nous sommes en vacances

J’apprécie quand même les vacances de Pâques même si les journées sont pratiquement identiques et passent vite. On peut au moins étaler les devoirs sur deux semaines et je profite du grand temps de libre pour jouer, regarder des séries, cuisiner des gâteaux au chocolat avec ma mère ou faire des câlins à mon chien qui est ravi de ne pas être seul en cette période de confinement.

Même si je ne sors pas dans la rue, j’ai la chance de pouvoir m’installer sur notre terrasse et lire mon livre au soleil ou de déjeuner dehors quand il fait beau.

Nous apprenons que le confinement est prolongé jusqu’au 11 mai. Personnellement, cela ne me dérange pas. Ce rythme me convient assez car je peux me coucher un peu plus tard et organiser mes journées entre les devoirs et le jeu.

H.

Le 13/04/2020

Une date importante en France. Une annonce très attendue du président de la République.

À 20H, le président nous a communiqué une date : le 11 mai. Début d’un éventuel déconfinement en France, mais pas sans risques. La chute de l’économie en France et, sans doute dans certains autres pays, fait paniquer le gouvernement. Il faut au plus vite rétablir une économie stable.

Le président prendrait-il le risque d’un déconfinement malgré le covid-19 qui sera, certainement, encore présent ? Une reprise des cours est aussi annoncée mais inquiétante pour moi.

Je pense que la reprise des cours a été annoncée pour que les parents aillent de nouveau retravailler. Et je ne dis pas ça dans le vent puisque le président avait voulu que les français travaillent plus*. Pas très esthétique pour un président de dire ça. J’en déduis qu’il va y avoir encore des morts si le déconfinement et une possible deuxième vague ont lieu.


B.

*L’idée d’une sortie de confinement difficile a été évoquée par plusieurs membres du gouvernement. (Note de la prof)

Un jour : un film / une série / un son

Un film : Ted – 2012 – Ce film raconte l’histoire d’amitié entre un ours en peluche et son meilleur ami humain. L’ours fut offert à John pour Noël lors de ses 8 huit ans. Enfant solitaire, ce dernier fit le voeu que Ted puisse parler et qu’ainsi ils passent leur reste de leur envie ensemble. 30 ans plus tard, nous découvrons leur aventure communes. Ce film drôle et humoristique plaira à aux plus jeunes comme aux adultes.

Une série : BAKI (Netflix) est une adaptation d’un manga en une série de 3 saison dont la prochaine sortira le 4 Juin prochain. EN voici le résumé : 5 grands criminels arrivent à s’échapper des plus grandes prisons de la planète dans le but de connaitre la défaite. Ils cherchent la personne capable de les défier et de les vaincre. Ils se rencontrent tous à Tokyo, et découvrent Baki ainsi que d’autres participants finalistes du tournois au cours du quel ils vont s’affronter. Le père de Baki s’avèrera être le plus fort de tous les personnages. 

Un son : BOSH – Solitaire. Musique extraite de son album SYNKINISI récemment sortie, Bosh nous raconte sa vie affective. En effet , il est tombé amoureux d’une seule et unique femme, avec qui il a eu deux enfants dont il est fier. Après cette histoire, il explique ne plus croire en l’amour et être devenu solitaire avec pour seul objectif : faire un maximum d’argent.

Jour après jour

Avant la propagation du Corona virus, on était tranquilles avec
nos amis, nos voisins et nos familles…On allait à l’école et au
collège. On sortait dans parcs et on mangeait à MC Do… Mais dans le
confinement, personne ne sort de chez lui. Tout le monde a trop peur
de ce virus et les villes sont sans vie.


Jour 1, jour 2, jour 3 :
O
n est 4 à la maison, on fait des grâces matinées tous les jours et on
profite du soleil dans notre petit jardin. Ma sœur et moi jouons au
ballon avec le chien, mon père travaille depuis sa chambre et ma
mère prépare un bon gâteau au chocolat.


Jour 4, jour 5, jour 6 …
:
Les premiers devoirs commencent à atterrir pour moi et pour ma
sœur aussi. Sauf que, nous avons oublié comment faire pour se
réveiller tôt le matin ! On ne commence pas à travailler avant 12
heures. On se partageait maman : c’est la guerre !


Jour 7, jour 8, …, jour 13 :
Je ne sais plus quel jour on est! Et les professeurs envoient tout le
temps des devoirs. Ma mère est exténuée de me pousser et me
demander tous les matins, toutes les heures, toutes les demi-heures :
« Tes devoirs, n’oublie pas tes devoirs, fais tes devoirs…»
« Je suis avec ta sœur, j’arrive… »
« Attends un peu, je suis occupée à préparer le repas !! »


Jour 50 :
On est presque le 36 Mars 2038, ce n’est pas encore fini ! Comme
d’habitude : on ne se lève pas avant 10 heures du matin et on fait nos
devoirs, on joue à la maison, maman ne trouve plus de farine pour
faire des gâteaux, le collège et mes amis me manquent…on vit dans
des cages !!!!

R.

Et si on prenait le temps de prendre le temps…

Avant le confinement, on courait tout le temps suivant une même routine chronométrée : DODO→ COLLEGE→ DEVOIRS→ ACTIVITES SPORTIVES OU CULTURELLES→ DOUCHE→ DÎNER→ DODO. C’était un cycle infernal, quand on y réfléchit, et le dimanche arrivait pour souffler un peu et se retrouver au calme en famille.

Avec la nécessité de rester chez soi pour le bien de tous, on se concentre à nouveau sur les choses essentielles qu’on avait perdues de vue. On est plus attentif à la nature : on s’extasie devant une plante qui bourgeonne dans le jardin et on écoute avec admiration les gazouillis des oiseaux qu’on n’entendait plus à cause du bruit et qui nous réveillent agréablement chaque matin. Le silence a quelque chose d’apaisant après tout…

J’ai aussi la chance d’avoir mes grands-parents maternels avec nous à la maison et nous discutons beaucoup, échangeons autour des infos mais aussi des intox qui circulent sur les réseaux sociaux: ils n’ont jamais vécu pareille situation en 60 ans mais nous racontent ce que leurs parents (mes arrières grands-parents !) ont vécu en temps de guerre dans leur jeunesse. On suit aussi ce qui se passe au Portugal d’où ils sont originaires (destination rituelle de nos vacances d’été qui risquent d’être menacées en 2020!) en écoutant la radio ou en regardant le journal télévisé sur les chaînes lusophones disponibles sur la box ou le satellite. On échange des messages avec la famille qui y vit via messenger ou whatsapp. Bref, on prend le temps de prendre des nouvelles les uns des autres un peu plus souvent qu’avant.

On prend aussi le temps de faire un peu le tri de toutes nos photos de vacances et d’en faire des albums numériques. Toutes ces photos dans différents dossiers de l’ordinateur pour lesquelles maman disait à chaque fois « je m’en occuperais quand j’aurais le temps ! ». Et bien voilà, tu as le temps maintenant maman ! Et on revit alors des souvenirs en famille, on voyage un peu tout en restant à la maison.

La maison, parlons –en ! Ce n’est plus une simple maison : elle s’est transformée en école, collège, boulot, cantine/restaurant, cinéma et même en salle de sport quand on pousse la table basse pour assister à notre cours de zumba hebdomadaire en facebook live! Sans oublier le parc car nous avons un petit jardin pour prendre l’air et le soleil sans sortir et tout le monde n’a pas cette chance malheureusement, ce qui rend le confinement plus difficile à supporter surtout quand les beaux jours arrivent… Mais il faut tenir bon !

3 semaines plus tard, les vacances de printemps sont là : chaque année, nous partons avec mes grands-parents en camping en Normandie au bord de la mer et mes parents nous rejoignent la semaine suivante. Mais cette année ça tombe à l’eau ! sans mauvais jeu de mot…Disons que ce n’est que partie remise et que nous avons la chance d’être ensemble et en bonne santé ! Soyons optimistes et gardons espoir, ne dit-on pas que « l’espoir fait vivre » et que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » ?

Prenons notre temps pour combattre cette épidémie et pour mieux nous retrouver en plus !

Bonnes vacances à tous et restez chez vous !

C’est fatigant, le confinement

23 jours de confinement et voila que nous en sommes tous fatigués. Nous n’imaginions pas que le confinement serait autant fatigant pour nous. Entre les médecins qui ne dorment pas de la nuit pour nous soigner et les chercheurs qui font tout pour trouver un antidote la fatigue s’accumule et il n’y a pas assez de masque pour tout le monde. Malgré les dons fait par plusieurs personnes, le coronavirus continue de contaminer mais les médecins réussissent à guérir la plupart des malades.

Ceci est une bonne nouvelle pour tous les français car si vous continuez sur cette bonne voie pendant au moins 2 semaines nous pourrons normalement retourner à notre vie normal. Alors à nous de ne pas tout gâcher !  

E.